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La colline oubliée, un film de Abderrahmane Bouguermouh, d’après le roman de Mouloud Mammeri. Sortie en salle : mars 97

La colline oubliée de Abderrahmane BouguermouhAlgérie Littérature Action N° 7 - 8

Quel que soit le point de la course où le terme m’atteindra, je partirai avec la certitude chevillée que, quels que soient les obstacles que l’histoire lui apportera, c’est dans le sens de sa libération que mon peuple (et à travers lui les autres) ira. L’ignorance, les préjugés, l’inculture peuvent un instant entraver ce libre mouvement, mais il est sûr que le jour inévitablement viendra où l’on distinguera la vérité de ses faux-semblants. Tout le reste est littérature.” Mouloud Mammeri

"Des scénarios sur la Kabylie, il y en a eu beaucoup. J’ai choisi La colline oubliée parce qu’entre l’auteur, Mouloud Mammeri, et moi il y avait un serment: si l’honneur nous revenait un jour de faire le premier film en berbère ce serait La Colline oubliée. C’est sa première oeuvre romanesque et pour le naïf bouquiniste que j’étais alors, mon monde à moi pénétrait enfin dans ce premier roman kabyle, après avoir avalé bien des classiques de la littérature universelle où je nous cherchais en vain. Il y a aussi ce contrat passé avec la Kabylie : œuvrer pour la renaissance de sa culture. La Colline oubliée est aussi un beau roman qui décrit les années terribles de la deuxième guerre mondiale. Le malheur était partout et quelques éclats ont brûlé ma toute jeune mémoire. Il est tout à fait normal qu’un premier film remonte à ces premiers souvenirs, ceux qui vous laissent des stigmates pour la vie."  Abderrahmane Bouguermouh

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Le cinéma algérien lutte pour sa survie

La montagne de Baya: Un film de Azzedine MeddourPar Sophie Dacbert (*)
Algérie Littérature Action N° 18

Alors que intellectuels et artistes français ont enfin décidé de se mobiliser sur le drame algérien, des cinéastes poursuivent là-bas leur lutte, plus périlleuse que jamais, pour que survive le cinéma national, malgré le désengagement total de l’Etat.

Désengagement de l’Etat, effondrement du dinar, insécurité. En cinq ans, ces trois maux auront eu raison de la cinématographie la plus puissante d’Afrique. Du moins, ils auront définitivement ébranlé toute une structure qui reposait depuis trente ans à la fois sur une production étatique forte et un réseau de plus de 500 salles nationalisées et qui a connu une dégradation lente et inexorable depuis les années 70.

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Machaho(*)

Affiche du Film Machaho de Belkacem HadjajPar B. Boualem
Algérie Littérature Action N° 4 - 5

Un paysan kabyle recueille un jeune homme mourant et s'acharne tout l'hiver à lutter contre la mort qui le guette. Pendant sa convalescence le jeune homme noue une tendre et discrète relation avec la fille du paysan.

Guéri, il rentre chez lui en promettant de revenir. Mais la jeune fille est enceinte et le père n'a de cesse que de venger son honneur bafoué…

"Machaho, il était une fois…

Machaho, premier film berbère à sortir en salle". J'entendais régulièrement cette publicité sur une radio communautaire. J'étais partagée entre l'envie d'aller voir un film en berbère — ne serait-ce que par simple intérêt linguistique — et le refus d'aller voir un film que j'imaginais à thèse, si respectable soit la thèse. J'y suis finalement allée, et j'ai aimé. J'ai accepté l'invitation au voyage. J'ai sympathisé avec les personnages.

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Mémoires d'immigrés. L'héritage maghrébin, un film de Yamina Benguigui: Un acte de lucidité sans complaisance

Par Denise Brahimi
Algérie Littérature Action N° 22

Il faut se hâter d'aller voir le film document de Yamina Benguigui pendant qu'il est encore sur les écrans. Sans doute le reverra-t-on à la télévision, qui a été son premier lieu, d'autant que Yamina Benguigui n'est plus maintenant une inconnue, elle est à la fois réalisatrice, productrice (notamment pour le compte de la fondation Danielle Mitterand) et écrivain : Mémoires d'immigrés publié par les Éditions Canal Plus en mai 1997 a obtenu la même année le Prix Rachid Mimouni.

Mémoires d'immigrés est certainement le travail le plus intéressant dont on puisse bénéficier aujourd'hui sur la situation et l'histoire de l'immigration maghrébine en France. Cette formulation usuelle permet d'ailleurs de souligner d'emblée ce qui fait la qualité du film : il ne s'agit pas d'un rapport de plus sur «le problème de l'immigration», mais de la parole des immigrés eux mêmes, présents en tant que personnes qu'on entend et qu'on voit, sans que leur témoignage soit banalisé ou érodé par un désir de généralisation ou d'abstraction. De plus, comme on l'a sûrement compris, la motivation de cette longue et difficile entreprise est une implication personnelle très forte de la réalisatrice dans son sujet, puisque elle est née dans le nord de la France au sein d'une famille algérienne qui est toujours là, même si comme dans beaucoup d'autres, on y a entretenu le mythe du retour au pays.

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L'arche du désert de Mohamed Chouikh

L'arche du désert de Mohamed ChouikhPar Denise Brahimi
Algérie Littérature Action N° 17

Un film sur la violence patriarcale et moderne, mais aussi sur l'amour, le désir et la liberté. Une parabole de la société algérienne et des terribles soubresauts qui l'agitent. Le dernier film de Mohamed Chouikh, remarqué par la critique, ne peut laisser indifférent et sollicite autant l'esprit du spectateur que ses yeux et ses émotions.

Le film de Mohamed Chouikh dont on a dit justement qu'il est une fable ou une parabole vise à dénoncer deux niveaux de violence qui se succèdent très rapidement dans une petite communauté villageoise du Sahara algérien. Plus précisément il montre la manière illégitime mais bien réelle dont le second s'appuie sur le premier pour ne servir cyniquement que ses propres projets.

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ISSN : 1270-9131