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Conversation avec Slim

Par Aïssa Khelladi
Algérie Littérature Action N° 10

A L/A — Tu viens de publier au Seuil un album de dessins, Retour d'Ahuristan. Est-ce qu’on peut considérer que c’est le retour de Slim, après une période de relatif effacement?

Slim — Je ne prends pas les choses de cette manière. Disons que, dans l’exil, il y a des règles à respecter, des règles qui ne sont pas les miennes mais qu’il faut accepter. Où tu t’y tiens ou bien il n’y a rien. Je ne sais pas si tu comprends.

A L/A — Mais ton dernier album date de quand?

Slim — J’en ai fait un petit l’année dernière qui a été diffusé confidentiellement. En fait, je tenais une page dans le magazine Révolution Africaine jusqu’en 1988, La boite à chique, où je m’amusais bien toutes les semaines. Jusqu’aux émeutes d’octobre qui m’ont un peu déstabilisé. Je n’en comprenais pas à cette époque les tenants et les aboutissants. J’étais un peu givré, je me suis dit qu’il fallait faire attention : quelque chose se tramait.

“Démocratie”, “liberté de la presse”, tout ce qui venait à la suite de ces émeutes me laissait sceptique. Je préférais regarder tout ça en spectateur. J’ai vu arriver des gens nouveaux, des plumes acerbes, des dessinateurs inconnus. J’ai fini par croire qu’il y avait une révolution et je me suis décidé alors à prendre le train, mais prudemment.

A L/A — Doit-on comprendre que Slim, pour une fois, a été dépassé par les événements?

Slim — Peut-être. Je ne sais pas. En tout cas cela a duré jusqu’en 89-90, lorsque des copains sont venus me proposer de créer le premier journal satirique algérien, El-Manchar. Je m’étais dit qu’il s’agissait d’une aubaine qu’il ne fallait pas laisser passer. Et là, lorsque je me suis rendu compte qu’on pouvait se moquer et ridiculiser les gouvernants, jusqu’au sommet de l’Etat, j’avais l’impression que je tenais ma revanche. J’avoue cependant que j’étais resté marqué par vingt cinq ans de parti unique et de privation de liberté. Je conservais toute ma méfiance, et j’avais sans doute raison mais voilà qu’arrivèrent  les islamistes.

A L/A — Restons un peu au niveau d’El Manchar. C’est tout de même une expérience extrêmement intéressante; peux-tu nous en parler?

Slim — El Manchar est né du fait que nous nous sommes retrouvés une dizaine de dessinateurs. On s’était dit il y avait des possibilités avec très peu d’argent de faire un bon journal. On a quand même été encouragés par les autorités de l’époque, notamment le cabinet du premier ministre, Hamrouche, qui nous avait reçu dans son bureau et aidé. On a reçu de l’argent, des locaux pour travailler, et quand on a paru on a continué à être chouchouté. Maintenant, avec du recul, ça ressemblait à un complot, mais un complot dans la bonne direction si je puis dire. On s’est éclaté, j’ai fait des choses fabuleuses, j’ai vu le journal se vendre à 80 000 exemplaires en une journée. 80 000, c’était là une expérience qui n’avait pas d'équivalent dans les pays arabes. La liberté absolue. Si bien que, parfois, moi, marqué par la peur du système, je faisais les choses et le soir je les regrettais en me disant que c’était peut-être trop dangereux.

A L/A — Combien de temps cette expérience a-t-elle duré?

Slim — Toute l’année 90, jusqu’en 91, y compris durant les législatives, et début 92 jusqu’à la mort de Boudiaf, vers juin. Voilà à peu près la durée de ma période, ensuite le journal a continué, peu à peu pour devenir un journal débile, un “livre pour lycéens”, comme on dit. Beaucoup de copains l’ont quitté et puis les gens ont eu peur, et c’est vrai : la période est devenue difficile.

A L/A — Est-ce qu’il y a eu des problèmes de censure à El Manchar, pendant que tu y étais?

Slim — Je l’ai quitté début 92, dès l’interruption des élections législatives gagnées par le FIS. Quand les militants islamistes ont été internés, ce n’était plus vivable pour moi. Dessiner les barbus à ce moment-là, c’était prendre des risques, c’était montrer que tu étais contre eux, et donc je me suis dis: moi, je ne suis ni pour les uns ni pour les autres, finalement. On avait fait un journal satirique pour taper sur tout le monde, c’était cela la vraie démocratie, et non sur des cibles précises. Tant que les islamistes étaient reconnus sur un plan légal, il y avait pas de raison qu'eux ils jouent le jeu et que nous on ne le joue pas. Mais à partir du moment où ils ont été marginalisés et exclus, on ne pouvait plus les dessiner. Les dessiner c’était les ridiculiser, c’était leur rentrer dedans, c’était se montrer leur ennemi. Dès lors, je ne voulais pas ça, parce que je sais que c’est une peste et donc j’ai pris du recul, je n’ai plus voulu intervenir nulle part.

A L/A — On peut dire que la “traversée du désert” a commencé à ce moment-là pour toi? Qu’as-tu fait pendant tout ce temps?

Slim — Je suis parti au Maroc, j’ai fait n’importe quoi, beaucoup de trucs libres, de la publicité, des choses et d’autres. Puis j’ai commencé à avoir des remords, me disant, quand même avec tout ce qui se passait, avec toutes ces tueries, toutes ces exactions, il fallait prendre position, ne pas rester les bras croisés. J’ai commencé à faire ma série sur les Barbus. Je me trouvais encore au Maroc lorsque j’ai entamé le travail, en 1994.

J’avais l’intention de m’établir en France, je voulais y aller avec quelque chose. Je suis arrivé en janvier 95 avec un album, Le monde merveilleux des barbus que j’ai donné à un petit éditeur, voilà.

AL/A — Le monde merveilleux des barbus, quel titre! Et qu’est-ce qui s’est passé autour de cet album?

Slim — Il a été fait un petit peu à la va vite, avec quelqu’un qui n’a pas pris tout le soin que je pensais trouver auprès d’un éditeur et qui a créé un produit qui n’était pas tel que je le voulais. Ensuite, il a voulu en faire un produit soi-disant explosif pour le vendre, et il a commencé à me raconter des salades.

A L/A — Donc, on peut considérer que la première tentative de Slim en France a été un échec, du point de vue de l’édition; ce n’est pourtant pas le premier album que tu publies en France ?

Slim — J’avais déjà publié mais le problème de cet album c’était l’ambiguïté entre faire sa promotion et en même temps ne pas faire trop de promotion parce que c’est un boomerang qui revenait vers moi, donc on ne sait pas exactement ce qu’on veut : ou on fait quelque chose et on assume jusqu’au bout, ou bien on ne fait rien et on se cache, on attend. Alors voilà, c’est ça qui s’est passé. En plus, si tu veux, moi, quand je suis arrivé en France, je ne connaissais pas les règles du jeu : qu’il fallait en parler, promouvoir... Moi, j’étais parti sur le truc d’Alger : un produit, il se vend, les gens l’achètent! Ici, les gens si on ne leur dit pas d’acheter ils n’achètent pas.

A L/A — Ça, c’est pas mal.

Slim — Et puis, je l’avais fait avec un éditeur algérien qui n’avait pas d’envergure et qui avait fait ça d’une manière un peu brouillonne. Si bien que dans des endroits où les gens le demandaient, il n’y était pas. On voulait faire des signatures dans un endroit, il ne l’envoyait pas, etc., etc.

AL/A — Que s’est-il passé pour toi, après cet échec?

Slim — Il s’est posé le problème qu’il fallait penser à des produits susceptibles d’intéresser les gens ici. Il fallait être, j’allais dire un petit peu universaliste, pas trop. C'est apparu pas comme une difficulté mais comme une deuxième épreuve, parce qu’on arrive à un certain âge… Il fallait à nouveau scanner les gens et l’entourage, le potentiel des lecteurs et aussi tout un marché à explorer, tout un monde, ce n’est pas facile. On a beau se dire qu’on connaît la langue française, elle garde toujours des ambiguïtés; elle a des tournures, les gens parlent d’une manière, il y a des populations qui ont leur langage, il y a des choses qui sont exclues, ça il faut le connaître.

A L/A — Tu voulais t’adresser aux Français, au marché français?

Slim — Je voulais m’adresser à ceux qui voulaient mon produit. Je visais un peu tout le monde. Je sais que j’avais quand même une partie de la population, la communauté maghrébine, qui était plus ou moins acquise parce qu’elle me connaissait, même de loin. Je me suis dit aussi : il faut maintenant changer carrément le regard et ne garder que les choses qui marchent.

A L/A — Mais, concrètement, qu’as-tu fait? Un autre album?

Slim — Alors concrètement qu’est-ce que j’ai fait? Tu sais que je collabore avec des journaux. Je collabore depuis janvier 95 jusqu’à l’heure actuelle avec L’Humanité. Un dessin par jour, ce n’est pas rien. J’ai accepté ça, c’est exténuant mais c’est un bon exercice, une bonne école. Je n’ai jamais autant travaillé que depuis deux ans. Au Maroc, j’étais en vacances. Mais ici, je dessine, pratiquement je fais dix à vingt dessins par jour. Ça me permet d’approcher et puis de voir comment. Maintenant, je commence à saisir, à décoder ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas. On arrive à Ahuristan.

A L/A — Parlons de cet album, paru au Seuil.

Slim — C’est un album test. On a fait un bon travail avec la maquettiste : moi je l’ai assistée, je lui ai donné des petits tuyaux, comment faire ça et ça. Alors on a fait exprès de prendre pour thème la monstruosité du crime, ce qui se passe en Algérie, les intellectuels, les artistes, un peu le social pour donner un climat et c’est ça qui marche actuellement. Je trouve que cet album est très abordable sur le plan de son coût. 45 F, c’est fabuleux, tout le monde peux l’acheter sans problème.

A L/A — Et comment t’es venue l’idée de cet album?

Slim — A partir du matériau que j’avais accumulé. Au départ, c’était uniquement scanner, scanner les gens, travailler et stocker des choses et peut-être penser à préparer une sélection de dessins pour mes lecteurs de L'Humanité. Puis Reporters sans frontières voulait réaliser un projet : voilà, on a envie de faire quelque chose sur l’Algérie avec des dessins à toi, es-tu d’accord? J’ai dit oui, je vais vous faire une série, une proposition. Après, ils ont vu, ils ont fait une sélection et ils ont demandé à Guy Bedos de faire une préface. Le produit a ensuite atterri au Seuil où j’ai été bien reçu.

A L/A — Quel est finalement le thème de cet album, est-ce qu’il y a un thème, est-ce qu’on peut dire qu’il y a un thème nouveau par rapport à tes anciens thèmes qui sont plutôt sociaux?

Slim — Humour noir. L’Algérie vue d’un point de vue autre que celui de l’écriture, le point de vue d’un dessinateur, où l'on peut sourire, rire ou réfléchir à partir des situations d’horreur : des gens avec les têtes coupées, on arrive à en rire. C’est comme ça, je crois, que l’homme est ainsi fait. Des situations extrêmement dramatiques, ça peut faire rire.

A L/A — Et Slim que pense-t-il de la situation en Algérie, d’abord de la situation générale, sur le plan politique?

Slim — Ce que j’en pense, c’est que nous sommes des fourmis et que, comme les fourmis, nous vivons notre train de vie normal. Du jour au lendemain, il y a le pied d’un géant qui donne un coup de pied dans la fourmilière et on est déstabilisé; certains meurent, d’autres partent ailleurs, d’autres encore se cachent. Et on est là, on attend que la terre se re-stabilise pour se retrouver, mais c’est une situation tellement complexe que moi, ce qui m’étonne jusqu’à présent quand je discute avec des décideurs (on peut essayer d’appeler ça comme ça, des types dont la politique est le métier), ils n’ont rien à dire, ils ne savent même pas par où prendre le commencement de la fin. C’est comme le virus du sida, tu cherches à attraper la tête et il n’y a rien. Donc on le laisse bouger jusqu’au moment où ça va s’arrêter tout seul, ou peut-être pas, mais ça ce n’est pas mon problème, je ne suis pas quelqu’un qui peut apporter une solution, je n’en ai pas, moi je subis les choses.

A L/A — Mais tu n’as pas perdu ton humour en tout cas, cet album le prouve, ton travail le prouve.

Slim — C’est pas de l’humour vraiment, je suis un peu aigri. Aigri, oui, parce que j’avais l’habitude de rire systématiquement de tout, et là, maintenant, quand je vois qu’il n’y a rien à l’horizon, j’en ai marre, ça ne mène à rien. Mais ça c’est moi, c’est entre moi et moi,

A L/A — Pourtant on ne sent pas cette aigreur dans tes dessins, comment se fait-il? On sent peut-être une amertume, une certaine amertume. Mais elle est esthétiquement bien récupérée; elle ne nuit pas en tout cas à la qualité de ton humour.

Slim — Oui, parce que si tu veux l’humour c’est quelque chose qui est un acquis. C’est comme quelqu’un qui fabrique des pizzas et qui a une dextérité dans la patte. Nous, c’est un mécanisme que nous possédons. Bien sûr, on peut puiser toujours des choses sur l’essentiel. Tant qu’il reste c’est bon mais peut-être arrive le jour où ça se tarit. Je sens que j’ai besoin de rentrer en Algérie pour me faire une espèce de mi-temps, ça j’en ai besoin.

A L/A — Tu prévois de rentrer en Algérie?

Slim - Oui, bien sûr, de rentrer faire un tour.

A L/A — Qu’est-ce que tu penses de ce qu’on peut appeler la nouvelle vague des dessinateurs algériens?

Slim — Je pense qu’elle était attendue, ce sont des jeunes dessinateurs qui n’ont pas eu la chance que j’ai eue moi et qui, en même temps, on eu la chance que je n’ai pas eue. Je m’explique : j’ai eu 19-20 ans dans un pays qui s’appelait l’Algérie et qui s’ouvrait à tout, qui donnait des bourses à droite à gauche, un pays où il n’y avait jamais de chômage, où tout le monde était heureux, les gens allaient et revenaient faire des études, faire des choses, avaient des projets... J’ai vécu dans ce pays-là. J’étais heureux, sauf qu’en matière de liberté, c’était autre chose. C’était impensable de faire ce que ces jeunes peuvent faire aujourd’hui. Nous, on pouvait tout juste faire de la B.D. et encore! Il nous fallait parler des “autres”, critiquer les “autres”. C’était aussi une manière d’aller tout doucement, de créer des brèches, de se faire une petite place, tandis que les jeunes de maintenant eux sont arrivés direct à la liberté, si bien que, parfois, ça a même dépassé la liberté, c’est devenu de l’insulte. Il y a des balises qui n’ont pas été mises. Mais je reconnais qu’ils ont connu des drames moraux, puisque certains des dessinateurs ont été assassinés.

A L/A — Par exemple?

Slim — Brahim, qui a été kidnappé devant ses enfants, égorgé : on lui a mis des dessins dans la bouche et on l’a ramené devant chez lui, ça c’est terrible, c’est un jeune. Et Dhorbane le pauvre, c’était un type très très sensible, très fort, qui est mort dans la bombe de février 96, auquel je dédie ce livre, l’album que je viens de sortir. Voilà des choses avec lesquelles on ne rit pas, c’est très difficile et en même temps il faut en parler parce qu’il faut dépasser tout ça.

A L/A — Peut-on dire que ton travail, entre autres, a permis à cette liberté des dessinateurs d’advenir?

Slim — Je pense que j’ai dû faire école. Souvent, je me suis retourné sur ma trajectoire et je me sentais seul, j’étais solitaire, il n’y avait personne qui voulait faire des choses avec moi. Personne n’osait, et donc j’étais malheureux. Et après, quand il y a eu l’éclosion de cette jeunesse, c’était comme une satisfaction, et en même temps une peur parce que je n’y croyais pas comme je l’expliquais tout à l’heure. Non, ce n’était pas normal, c’était louche. Notre expérience, elle est un peu trop unique dans le monde arabe.

A L/A — Question piège maintenant, pour voir si tu es aigri ou pas : raconte-nous une blague, Slim.

Slim — Une blague? Moi je suis quelqu’un qui dessine, je raconte des choses avec des dessins, donc je ne sais pas te raconter un dessin. Par contre, je vais te raconter une anecdote que j’ai vécue dans un train entre Oran et Alger. J’allais à Alger parce que je ne suis pas d’Alger, je suis de Bel-Abbès. Nous étions huit voyageurs dans un compartiment. Un barbu dit : “Voilà, vous vous rendez compte, et dire qu’il y a des types, des voleurs, plein, ces temps-ci.” Ensuite, il s’est mis à raconter qu’un bonhomme, dans les années soixante, avait offert de la bouffe aux gens qui étaient assis dans un train, à côté de lui, et dans cette bouffe il y avait du somnifère. Tout le monde s’est mis à dormir après en avoir goûté. Et le voleur les a détroussés, et à la gare d’après, il est descendu et a disparu. Nous avons tous hoché la tête quand le barbu eut terminé son récit. Et que fit le barbu alors? Il sortit du pain d’un sac et offrit de le partager avec nous. Personne n’a voulu en prendre. On voyait très bien que c’était du pain normal, pourtant, mais tout le monde refusa d’y toucher. C’était de l’humour mais les gens ne s'en rendaient pas compte. Voilà, c’est pas une blague, mais c’est symbolique.

A L/A — Est-ce que Zina a un avenir, parce que moi elle me manque?

Slim — Non seulement Zina a un avenir, mais Bouzid aussi. Je vais te dire une chose, les deux ont un avenir parce que je suis en train de gamberger sur un scénario où il est question de la révolte de deux personnages de B.D. qui ont été abandonnés en Algérie par leur auteur. Lui, c’est moi, il est parti et les a laissés là-bas, eux veulent le suivre. Le problème, c’est les papiers, ils n’ont pas de papiers, mais comme le dessinateur peut les leur dessiner, il les fait venir. Il trouve des combines. Ils viennent ici mais ils ont des problèmes parce qu’il ne faudrait pas qu’ils restent trop longtemps : le certificat d’hébergement, le Front national, etc. Et Zina, elle va s’habiller, elle va mettre des jupes-culottes, des trucs.... en attendant de redescendre au bled, bien sûr. Voilà ma prochaine histoire.

A L/A — C’est au lecteur de conclure si tu es aigri ou pas.

Slim — Oui c’est toujours le lecteur qui a le dernier mot.

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ISSN : 1270-9131