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Denise Brahimi, La dernière rencontre, Camus/Sénac

Denise Brahimi, La dernière rencontre, Camus/Sénac

ISBN 978-2-913868-94-6

La dernière rencontre est une oeuvre de fiction, qui prend la forme d'une pièce de théâtre car il s'agissait de montrer l'affrontement dramatique entre deux hommes, à partir de leur correspondance (publiée en 2004). Les deux personnages principaux sont bien réels puisqu'il s'agit d'Albert Camus et du poète algérien Jean Sénac, son cadet de treize ans (né en 1926), mort comme lui à l'âge de quarante-sept ans (1973) à Alger. Réels aussi la plupart des faits évoqués, telle la remise du Prix Nobel à Camus en décembre 1957.

A partir de 1948, des liens d'amitié très forts se sont établis entre Camus et Sénac, du fait de grandes similitudes entre eux : naissance en Algérie dans un milieu très pauvre d'origine espagnole, absence du père, importance affective de la mère, goût précoce de la littérature en général et du théâtre en particulier. Sénac considère Camus comme son père et maître jusqu'au début de la guerre d'Algérie. Mais ils ont sur cette guerre des opinions de plus en plus divergentes, Sénac prenant le parti de l'indépendance et défendant les positions du FLN, tandis que Camus voudrait à toute force éviter un dénouement qui spolie la communauté française d'Algérie et la contraigne à partir.

Les scènes représentées dans cette pièce se passent à Paris le 22 janvier 1958, dans le bureau qu'occupe Albert Camus aux éditions Gallimard. A ce moment, les deux hommes ont déjà eu des échanges agressifs et violents. Cependant l'enjeu principal de la rencontre est un espoir de réconciliation; mais il n'en sera rien et dès lors, les deux hommes ne se reverront plus. Quelques personnages secondaires les rejoignent sur scène. Certains sont bien réels, tel l'écrivain algérien Mouloud Feraoun dont les opinions sur la guerre d'Algérie sont connues grâce à son Journal publié par Emmanuel Roblès en 1962; d'autres sont purement fictifs, comme le jeune Algérien Hamid ; d'autres encore comme Michel Gallimard, la secrétaire Suzanne et les deux acteurs, sont des personnages réels, réinventés par la fiction.

La pièce met en scène la manière dont Camus et Sénac s'affrontent verbalement mais elle se propose aussi de faire le portrait de deux hommes et de leurs différences profondes. Il en ressort qu'en 1958, ils se retrouvent définitivement enfermés dans un jeu de rôles qu'ils subissent autant qu'ils l'ont choisi.


Denise Brahimi a enseigné pendant dix ans à l’Université d’Alger, après l’indépendance de l’Algérie. Depuis lors, elle a beaucoup écrit sur la littérature algérienne de langue française, y compris celle de l’époque coloniale. Elle a consacré pusieurs publications à deux écrivaines : Isabelle Eberhardt et Taos Amrouche. Son intérêt se porte également sur la peinture et les cinémas du Maghreb.

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ISSN : 1270-9131