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Gaza plage, nouvelle de Morrad Benxayer

Algérie Littérature Action N° 75 – 76

“ Allez viens ! ” dit Hamoud en shootant dans une pierre rugueuse qui, dans un nuage de poussière, alla heurter un morceau de tuyau dépassant d'un tas d'immondices.

- Mais… y a l'école ! fit Masmoudi.

- Tu parles ! jeta le garçon aux cheveux clairs. Aujourd'hui, tout se passe dans la rue. Nous sommes les rois et nos ennemis n'ont qu'à bien se tenir !

Masmoudi secoua la tête. Sa mère avait insisté pour qu'il poursuive ses cours.

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Le somnambule, nouvelle de O. Arezki

Algérie Littérature Action N° 22

J'étais sorti de la maison familiale et je m'apprêtais à faire le tour du village. Mes bagages étaient encore négligemment posés, près du lit qui m'était attribué pour quelques semaines.

Je n'avais pas eu le temps de poser un pied dans le village, que tout le monde était déjà au courant de mon arrivée. Il fallait passer dire bonjour à toute la famille, à tout le monde, c'était la règle. Les visages avaient changé, même si je reconnaissais encore pas mal de monde. Les voisins se mêlaient aux proches qui venaient m'embrasser. Cette fois j'étais venu seul Je ne m'étais décidé à partir qu'au tout dernier moment. De plus, mis à part l'humidité, ma chambre n'avait rien d'une caverne d'Ali Baba.

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Ma chère, tendre, douce et obstinée France, Nouvelle de Amine Touati

Algérie Littérature Action N° 06

La solitude. Je ne sais quoi te dire d’autre... pourtant : Ton idée, qui est aussi la mienne, de nous écrire mutuellement, pour nous mêmes, et à travers nous pour le monde entier, c’est à dire avec l’idée du monde entier en nous, comme tu me l’as si bien expliqué dans ta “lettre préliminaire”, est une idée séduisante. Mais je t’avoue que l’entreprise m’est apparue impossible. Pourquoi? J’ai d’abord incriminé le fait que je n’avais rien à dire, ou si peu, ou mal. Sur quoi, sur qui écrirai-je? Je ne sais pas. Sur nous? Quel intérêt? Se regarder vivre, s’interroger et interroger l’autre avec l’idée que peut-être le monde entier nous observe (“-ra-un-jour!”), n’est-ce pas courir le danger de soudain ne plus vivre que dans un regard qui nous fige! S’enfermer dans des mots, passe encore, mais les écrire, en devenir les otages, poser devant eux comme on poserait ensemble devant quelque peintre, dans la plus stricte nudité, non pas spécialement la vraie car elle importe peu celle-là, mais celle qu’on aura décidé comme telle, et pour l’éternité!

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La solitude de Nora, Nouvelle de Adriana Lassel

Algérie Littérature Action N° 17

Nora se refusait en silence mais lui la forçait, sans beaucoup de ménagements. Le corps féminin se rendit, impuissant, incapable de repousser le contact brutal. “Pourquoi tu ne veux pas?” demanda l’homme, mais il n’attendit pas de réponse et tomba sur elle de tout son poids. Ce n’était pas la première fois que Nora endurait une telle agression. Mais, aujourd’hui, une véritable répugnance venait s’ajouter au déplaisir des autres fois. Quand il eut terminé et joui bruyamment, l’homme s’éloigna d’elle, essuya avec le drap la sueur de son visage et murmura un “bonne nuit” qui n’eut pas d'écho. Il lui tourna le dos et bientôt, sa respiration prit le rythme d’un sommeil profond.

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Ne touche pas au papillon! Nouvelle de Farid Laroussi

Algérie Littérature Action N° 57

Il n’est pas nécessaire de prêter l’oreille pour retenir la déflagration d’une arme à feu dans un jardin public. D’ailleurs rien ne demande à être retenu. Les râles de la victime et son sang s’efforcent d’aller plus loin comme fondus dans un ruissellement étranger à l’événement de ma mort.

- Tu es sûr que tu ne veux pas un verre de whisky? demanda-t-elle pour la seconde fois.

- Ne te fatigue pas, dis-je assis en face d’elle dans un sofa en cuir rugueux.

Elle insistait pour écarter les jambes tandis qu’elle cherchait un nouveau disque compact dans un fatras de boîtes jetées sur le tapis. Quand elle relevait la tête, elle tamponnait la sueur à son cou en roulant de gros yeux vers le ventilateur à bout de souffle.

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ISSN : 1270-9131