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La mer l'amour… la mort, nouvelle de Daoud Brikci

Algérie Littérature Action N° 17

Ils ne m’ont jamais pardonné d’avoir appris l’amour à leurs femmes, à leurs filles. Si ça te chante, mets-toi à leur place, ces salauds de militaires: je suis très bien à la mienne.

Qu’est-ce-que je suis allé faire, moi, dans ce putain d’Israël érigé en plein territoire algérien…

Le service militaire. Plus précisément, deux années au service des militaires. Dans la Marine.

Djenina, avec sa superbe baie, est une base résidentielle strictement réservée à l’armée. Un site de rêve, jalousement préservé. Des plages propres de sable fin, avec une large bande de mer toute claire et transparente, tu dirais un jacuzzi de palace américain.

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Le retour des Maures, nouvelle de Tarik Yaci

Algérie Littérature Action N° 43

J'étais debout, impassible, j'assistais en témoin invisible à cet événement insolite et insensé. Je voyais sortir de sous les tombes de notre cimetière ancestral une colonne de morts. Drapés de linceuls blancs, de la blancheur des vagues d'une mer en furie. Ils émergeaient successivement du ventre de la terre. Ils se ressemblaient. Ils avaient les mêmes visages, froids, creusés, labourés de rides. L'araire du temps ayant indistinctement sillonné leur peau. Une peau momifiée, terne et asséchée, traduisant la peine et la douleur qui les avaient poursuivis jusqu'après leur grand départ.

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La Répudiée de la place du Zaïm, nouvelle de Ghania Hammadou

Algérie Littérature Action N° 18 - 19

Entre les fumées et les gaz de voitures, une effluve capiteuse, familière avait saisi les narines des passants: hâtivement, quelques uns avaient jeté un regard circulaire autour d'eux comme pour déceler la source de ces vapeurs délicieuses. On aurait juré, oui c'était bien cela, comme une senteur de cannelle, à moins que... Mais qu'importe le nom, la place du Zaïm toute entière exhalait un bouquet d'épices qui titillait l'odorat, aiguisait l'appétit, réveillant des visions de fêtes — noces ou circoncisions — quand le couscous d'ambre roule sous les doigts des femmes parées de leurs plus beaux atours. Peut-être se préparait-il une réjouissance derrière une de ces façades imposantes aux fenêtres barreaudées de fers comme les cellules de la citadelle, là-haut dans la ville oubliée aux venelles sombres— une ancienne caserne barbaresque aux murs épais, devenue prison mais qui avait gardé devant ses étroites ouvertures, ses moucharabiehs d'antan. De toute façon, cela ne pouvait venir de la pâtisserie parce qu'elle usait davantage d'additifs industriels pour exciter les papilles des consommateurs que de ces ingrédients, et encore moins de la gargote qui débitait de copieux et graisseux sandwichs merguez-frites à des étudiants affamés. Et le flux humain continuait de s'écouler sur l'avenue, intrigué par ce bouquet d'épices insolite à cette heure et en ce lieu, mais trop pressé pour s'arrêter.

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ISSN : 1270-9131