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Les diables d’Archimède, nouvelle de Ahmed Bouguarche

Algérie Littérature Action N° 33 - 34

Au pays des enfants aux joues roses, le Chameau connut la solitude de l'exil. Le bannissement, même voulu, est une dure réalité. Le coeur plein de rancune, le Chameau avait cru échapper à son destin. Maintenant qu'il vivait dans un pays du Nord, il rêvait assez souvent de soleil et de chaleur humaine. Il était devenu un proscrit malgré lui. Le mépris des gens au ventre rempli et au racisme à fleur de peau le poussèrent à user ses souliers autour des compatriotes de l'immigration. Ces derniers, plus démunis que lui, ne pouvaient lui apporter le réconfort qu'il cherchait. Mais il trouvait auprès d'eux une certaine complicité, l'odeur des épices et le goût pour un rire franc. Il leur rendait service en lisant et écrivant des lettres, en remplissant les innombrables formulaires des allocations familiales, de la sécurité sociale, des bureaux de chômage, des demandes de logement, des regroupements familiaux. C'est ainsi qu'il rencontra Louisa, jeune fille de 19 ans dont les problèmes de santé le bouleversèrent.

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Warda Bent el Kheil, nouvelle de Leïla Hamoutène

Algérie Littérature Action N° 26

Je me souviens.

Mon refuge était un carré de ciel. Depuis ma naissance, mon regard s'est porté sur lui. Il est vrai que je pouvais aussi regarder mes pieds ou encore plonger dans mon nombril, me laisser fasciner par les rondeurs stupides de ce corps que l'on m'avait appris à détester. Même cette ombre de moi que les dalles marbrées de la cour me renvoyaient, je l'évitais comme la peste. Elle me donnait le vertige. Cette ombre avait la forme de ma robe vue d'en bas. C'était une masse arrondie qui s'assombrissait vers le centre. Je savais qu'il suffisait que j'écarte légèrement les jambes pour que le noir devienne plus noir. Je n'y jetais qu'un coup d'oeil furtif et apeuré tant je craignais de glisser dans ce trou et ne plus pouvoir en sortir.

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Bagdad-cancer, nouvelle de Marie Virolle

Algérie Littérature Action N° 6

Marie VirolleHiver 1991 : à Paris, une femme, atteinte d'un cancer, est amputée d'un sein. Au même moment, au Proche-Orient, une ville, un pays, sont assaillis de frappes chirurgicales.

A nouveau la chaleur de l'été. Le cinquième été. Les empans, sous terre, ont séché. Les os ont blanchi. Les cicatrices se sont nacrées. Chairs et mémoires se referment.

Ça avait commencé en plein soleil aussi. Mais qui sait quand ces choses-là commencent ? Quelle gésine de malentendus, de révolte sourde, de consentement sournois au malheur les enfante ? Quelle théorie de bruyantes et sourdes humiliations les précède ?

Un coup d'éclat. Un fait accompli. Il faudrait bien voir et entendre à la fin !

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Une femme des Ouled Ghouini, nouvelle de Behja Traversac

Algérie Littérature Action N° 33 - 34

Je voudrais balayer les autres souvenirs, ceux de la souffrance, ceux de la vieillesse, ceux de la séparation et surtout ceux des douloureuses retrouvailles et de l'arrachement des nouveaux départs. Je voudrais que seule reste vivante l'image de cette femme, dans la force de l'âge, qui un jour d'été, dans la grande maison claire, a frappé mon imagination comme jamais avant. Je la vois encore, debout près de la fenêtre, concentrant autour d'elle séduction, beauté, intelligence et mémoire d'un monde. Un monde que je n'avais pas connu et qu'elle évoquait pour nous comme Shahrazade pour Shahraïar. Un monde mythique mais qu'elle disait avoir vécu. Nous la croyions. Je la crois. Tout en elle venait de cette vie antérieure qui me paraissait si lointaine, si inaccessible et dont elle parlait comme si elle ne l'avait jamais quittée.

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El Hofra, nouvelle de Jacques Huré

Algérie Littérature Action N° 33 - 34

Comme je n'avais rien de spécial à faire, je suis parti vers la fin de la ville, là où des gorges profondes l'arrêtent brutalement. C'est l'hiver, je le sais, mais j'aime particulièrement la marche vers les figuiers dépouillés de feuilles et baignés dans la lumière froide. Ces arbres paraissent exprimer la convalescence d'un corps trop meurtri, d'une âme blessée à mort.

Je me dirige toujours vers le même endroit, une plate-forme de terre, située sous le rempart mais au-dessus des gorges du torrent violent qui défile entre des murailles.

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ISSN : 1270-9131