Boutique de
Marsa Editions

ESPACE ALGERIE

27 rue de Rochechouart
75009 Paris. France


Vente directe des ouvrages et revues, expositions, animations.
Ouverte les jeudi, vendredi, samedi de 14h à 19h, ou sur Rendez-vous

 

Responsable de la rédaction
Marie Virolle
Adresse postale

103 boulevard MACDONALD
Paris 75019 - France
Téléphone

+ 33 6 88 95 36 66
Adresse électronique
marsa@free.fr

Avec le soutien de:


 

 

 

L'oeil de l'égaré

El Mehdi AcherchourPar El-Mahdi Acherchour
Algérie Littérature Action N°  6

El-Mahdi Acherchour vit près de Bejaïa. Il a 23 ans et le poème L'œil de l'égaré est sa première oeuvre. Algérie Littérature / Action publie la première partie de ce texte prometteur

"Où sont les bien-aimés?

Par où partirent leurs chameaux?

Combien et combien de déserts parcourus?"

Tels des jardins dans le mirage, tu les vois,

l'oeil de l'égaré amplifiant le mirage.

Ils s'en allèrent, cherchant à la source

une eau aussi suave que la vie.

Ibn 'Arabi, Le chant de l'ardent désir

 

contente-toi de ceci dit tel :

il m'est moins agréable de t'écrire

un poème d'amour que de te revoir

pour l'amour du Poème

Quelque chose m'observe dans ce

Poème

Course furibonde de rosées médiévales

couchée une nuit sur tes vingt ans

La patience jusqu'à l'aurore

console tous les poèmes

les poèmes attardés

lève-toi

respire un peu l'air du cachot

ici ça fume et je manque de chaleur

c'est mal parti

voilà tout… je dirai

que je suis condamné… mains serrées

contre un visage curieux… je dirai

que je me suis éloigné avec un pauvre miroir…

lèvres serrées… plus serrées que la ceinture

des affamés… je dirai que je suis

condamné

en vous regardant d'un air

condamné à mort

je m'éloigne pour de vrai

avec le miroir des pauvres

sur dur téton et vers jouets préférés

je regarde

autour de celui qui me regarde

rien que pour aller et venir

dans l'homme qui n'a jamais changé

en réalité en vérité je me suis éloigné pour le vrai

le vrai est visage d'enfant à genoux

à plat ventre sous l'oeil du temps qui change

dit tel aux enfants

 

… Folie manque au moment où il dit :

"ça me manque à fin de faire, de jouer,

de faire jouer l'enfant préféré.

Et de savoir comment je vous partage mon visage

ça me manque car la folie aime son tout autre moment :

moment de dire ce qui me manque plus

Moment à ne pas manquer, mes enfants!"

Vrai de l'oeil,

Vrai du coeur.

 

Vrai, inférieur et supérieur à lui-même

Vrai, centre et mémoire de mon

éloignement.

entre les doigts las de la rage-femme

y a l'aurore musicale enveloppée

par les points noirs de mon visage

je l'entends dire qu'un poème doit naître

messianique et délirant

que sa tunique fait le ciel

avec un cortège d'aigles taciturnes

sans vous éloigner écoutez

éloignez-vous et avancez entre ailes et oreilles

j'écoute tel donc je peux avancer

ici les bègues prononcent parfaitement ton nom

entre tel et la rage-femme

l'indivis gai-nu de quelques femmes mourantes

divise le chahut des aigles

largement je peux sentir l'Ecart…

vieil homme et ses doigts tous orants

comptent le triste nombre de vierges enterrées…

à l'écart je note les jeunes souvenirs

par-delà le carreau cassé : c'est l'heure

d'entamer les quatre ou les quatre-vingts prières de l'agonie

au bout de mes dix doigts

le luth accompagne les cent pas de mes rêves /

au bout de chaque rêve /

j'accompagne les cent pas d'un autre rêve /

et au bout du rêve infini

je me suis retrouvé sur une île entourée de souffle

pour tous bagages

grains de sable

grains de beauté

graines de potence… /

je me retrouve comme un rêve

pris dans les bras de la mulâtresse Hélène

Sentir l'Ecart augmente

Avec l'estime de la femme.

Ne pas entendre les prières de la femme

C'est une symphonie dans un opéra de statues.

Malheur à qui se dit homme

sans dire à femme mot ténor!

Yamina a reconnu Maya

grâce à mon cahier de notes (plutôt de fautes)

grâce à l'odeur de vivre à l'écart

une cigogne… deux cigognes

sous l'empire des pluies… amputées…

l'une sur l'autre…

l'une effrontée… l'autre maltraitée…

une aile et bec pour l'âme frêle

que je respire et à laquelle je me gaspille

une feuille morte — vierge

frappe à la porte;

elle entre avec un rire trempé.

la nostalgie suit les béquilles.

rien ne la fait rire,

même pas la comédie militaire.

je m'enferme dans ce pays de courants d'ailes,

me nourris de mâchoires de bêtes.

un point noir sur les visages d'amour

amour et folie préférer et jour

aigu et grave enfant

l'accent d'une mer nocturne

à la lumière des camisoles

Sa tombe veut avoir la forme du martyre.

Son chant, aux accords de blé et de faucilles,

Est aussi coléreux qu'un chercheur d'ombre.

Souvenirs au volant biaisé

La mer s'arrête là où les rochers aident la femme

Dont le chant blesse la racine du mal

De mer.

parler ainsi je condamne la femme dans la tombe

du chant, de bon coeur une étoile nous fait

signe d'adieu : c'est le moment de saluer la vie

des Uns et les moments morts des autres; c'est aussi

le grand moment d'un véritable dieu esquinté…

les os de la guerre dorment dans les rêves de la femme

avec les femmes de rêve. Rien qu'à déterrer le chant

tu te souviendras de l'adieu aux souvenirs d'amour…

Message chargé! Lu, et bouche vide.

Dans la bouteille, le déjà vu essuie ses lunettes.

Aux gens perdus, sa plénitude!

je dirais que je suis un peu toi au-delà de mon éloignement

ton visage rejette mes mains,

je t'apprendrai alors la danse du vin momifié,

se sentir fou, avoir soif de désert,

porter loin l'oeil sur pyramide,

caresser le dos du fouet…

tout ça juste pour ne pas ouvrir

la valise du bourreau

et tu ouvres la bouche :

"ici c'est

récréation des prisons

les parenthèses de la pendaison"

Pourquoi

Ne pas entrer ivre-né

Dans la transe d'une femme nulle en danse?

le jour où tu aimeras tout

je ferai de ce jour une demi-note de soleil

ta danse

dans le carré de jambes cassées

je t'oublierai ô amour

en mal de mémoire

le poème se méfie

de l'eau qui dort

au détour de son regard

et le point liquide

refait toute la rime

si au moins vous étiez l'autre jour

je parlerais longtemps de la terre (gaie et nue)

accroché au cou de l'Orient

au cou de l'oiseau

toujours présent en proie à l'absence

la voix du silence se cache monotone

comme plaine de montagnes

aller simple des échos…

quand la voix cache le silence l'histoire se traverse à

genoux

à plat-ventre rien rien

que pour téter un long poème sous une vigne sèche

grappe du sombre regard…

Avec quel oeil?

Vérité apprivoise paupières de rapaces.

S'agit-il de ma vie maladroite

Tissant les nerfs du vent?

Huit lunes de cri appellent,

Attendent l'aube du silence.

Le neuvième cri d'une femme se lève,

S'élève, se tait…

Cri abandonné, jeté en pâture

Aux rapaces de mon éveil.

Bientôt le soleil va boire le pays,

La soif imitera la source,

La terre va défaire les racines,

Et les racines ne parleront plus la langue de bois.

Bientôt on ne verra que le nid de tes mots où

Je veux rendre l'âme.

son chant fera de la femme

un pays en mal de soleil

Cyrus a oublié son nom

les jardins sentent le bivouac animal

plus de raisins plus de chacals

plus d'étrangers plus de printemps

que le temps ait à sa fin

silhouette de roses!

heureux est celui qui joue le malheureux!

chausser de feu et de fer

marcher droit perdre l'oeil droit

longer Galta au Mexique

voir Eros coincé entre les seins d'Isis

revenir comme chameau sur laine

hors désert hors errance

hors soif hors chien hors bleu

je n'ai pas oublié

que le sable n'est chaud

que sous les serpents de la Mecque

je ne l'ai pas oubliée

la rose : pourra-t-elle survivre

dans les grains de la mémoire?

son chant a fait de moi

une mauvaise chanson oubliée sur la corde sensible

Bientôt il ne me restera qu'un faux espoir

Qu'une plage de mauvaise haleine

Ce sont, elles, mes lèvres bleuâtres

Qui murmuraient : "Que la mer nous baise!"

Le sang coule

Funeste livre

Livret de famine

Humus sous orages

Le sang coule encore

La mer perd un navire d'esclaves

Cesse enfin l'espèce de mes rames

Vient ensuite la barque qui trace la mauvaise ligne du voyage

L'enseigne de notre destination tombe goutte-à-goutte

La barque sait qu'un javelot (qui dort qui rêve en lutteur) est en son coeur

lutté

Des colliers durs ornent la misère de l'homme sûr de mourir

Toi tu dois avoir des vertiges

Mal de mer sur ton collier de perles

les bavards

les dormeurs expliquent mal la mer

C'est ce qu'on dit

lorsque la mer n'a plus mal

Je me tais devant son sommeil.

A midi de mon pays

son pays conserve se ombres

Je me lève, je m'élève sans me taire

Sous le tyran de ses yeux.

Anime le ciel avec ton feu!

Demain je nettoierai tes draps,

Sinon le sang inonderait les brasiers.

A midi, dans le grand lit du petit ruisseau,

Le pays accouche ton ombre naturelle.

A midi, c'est encore l'idée d'avoir un corps,

Une étoile parmi les silhouettes.

je n'ouvre la porte

que pour rire

tailler mes ongle

et voir passer les cheveux du silence

sur la nuque de l'automne

elle me pousse à l'intérieur

à l'aimer

à aimer ses certitudes

es-tu étoile poussée

lune crevée, rivière d'ivoires

éléphant des nuits en sari?

le sang coule en mai…

ici où naissent le Narcisse et la Bouche d'or

de l'homme sûr d'être aimé le sang guide les derniers

… Amour manque au moment où il dit :

"ici la rive de l'homme sûr d'être aimé

mais hélas le temps est ma propre silhouette…

sous la vigne sèche tu ne trouveras plus rien

probablement un crâne de chacal

ô histoire traverse-moi

non je t'ai déjà traversé le premier…

j'étais sûr de mourir

je suis sûr de vivre l'espace de vos silhouettes"

Ça tourne, ça tourne. Je vois la terre tandis que toi tu pousses

dans un jardin diapré de vestiges et de fer. Ça tourne, oui,

mais comment?

Comme terre tourne autour du soleil?

Ça tourne comme terre tourne vite sur elle-même.

Je visite ce jardin comme au cimetière : je le visite en courant vite.

les bruissements des averses

tu les entends après avoir pleuré

quant au bruit des orages

je le traîne derrière mon cri

ça tourne et ta voix surgit

ou d'en haut ou d'en bas

m'arrache un peu d'encre

un peu de courage

et trop de regrets m'arrachent

de ta romance inachevée

je te pardonne

maintenant que j'y ai achevé mon vol

ma légitime lecture

écoute

mes souvenirs racontent mal ma vie

et la vie ne se souvient plus de toi

si ce n'était ce vent renaissant de ta voix

si ce n'était ton courage de fer

je m'écarterais de la future faute

écoute

personne ne m'a demandé pourquoi

personne ne t'a répondu Juste

écoute

écoute l'envoyé du silence

ça tourne ça tourne mal

je rebrousse chemin quand

tu montes ou tu descends

ça tourne

jamais là où je vois la terre

entre les brises et l'ennui

je visite l'inconnu

la demeure (l'ancienne demeure) du nouveau-né

je visite en rêvant

à ses cauchemars

à son destin tamisé

bien que ça tourne

tu m'entends pousser un cri

un cri dans mille cris et un tour

automne au courant de ta silencieuse chevelure

tes averses sous mon orage

mon pardon avant ton vol

ma vie après tes souvenirs

ta vie dans ce moulin

moulin

de nos pères l'au-delà de l'Ogre

de nos mères la peur de mourir Femelle

de nos portes issues de nos sanglots

de nos voisins faux numéros de l'oeil

de nos amis les châteaux du pauvre rire

de notre Amie la nuit blanche

de nos rêves lampes du noir hasard

de nos jardins les roses du Né

de nos jardins secrets journal du Nu

eh ma fleur

je t'offre aussi à ce moulin

et à l'unisson faisons de ma mémoire

un itinéraire de four

très content a voulu être mon sort

sous ton coup de foudre

lui qui te tramait mes malheurs

autrement

la poussière de la tunique

restera immortelle sous la soutane

de notre jeune rencontre d'aigles

Marché conclu à la galerie

des corps : rayon interminable

de corps finissants

s'ouvre le temps à ses pieds avec peine

le même que l'on aurait aux yeux

une fois ceux-ci fixés sur un gros livre neuf

censuré

Le monde est fait de paroles

Et d'autres choses!

Dans le silence, tu me conseilles

Un vieux violon.

Les tyrans nous lisent furieusement le Message :

Ils te chanteront le plus barreau : Alif.

Une colombe s'envole.

Reluisez le palais qui s'écroule!

La source est à deux dunes;

Bagdad a bu le sang.

il vous a laissé sa vérité

sur vos dos de chameaux…

il vous a laissé mentir

entre sa langue et vos haches

Son geste me suffit.

Son geste, divisé en mille bénédictions, me suffit.

Que je sois seulement son premier amant.

Au seuil de la mosquée,

les injures chatouillent les arcades.

Le muezzin sollicite une de mes cordes vocales :

"Tenir en laisse tous ses moutons et chiens (?)"

Ma voix y fait connaissance

avec la moins récitée de toutes les prières.

Son geste me divise

en Une malédiction :

pousser l'audace jusqu'à la tête

les têtes s'accouplent en hiver

en mosquée

pour se protéger du froid

le froid qui me pousse moi

à vivre librement

l'amant des créatures

nouvellement divisées par son

corps

Combien de rythmes passifs

Nous faut-il pour ordonner cette présente danse?

l'avenir arrive-écrit

cherche encre et lumière

ôte son manteau de la brume

s'inspire à partir d'une poignée d'herbe

(d'ongles coupés)

ses doigts dorés sur bendir noir

il frappe

il frappe une danse et une corde

éternelle jonction de

l'avenir-maître

l'homme-moi

le souffle-brume

l'encrier-soleil…

du dieu-partant

de

moi / enfin et bien dommage

Moi fausse-couche de Soi

Moi cuit le jour croisement des nuits

Moi vapeur du train quotidien

Moi toujours en vie que par ENVIE

Moi signature du sergent

Moi une fin à tout rien à la fin

Moi débris de son visage sous les oliviers

Moi oeil égaré dans le noir de ses yeux

Moi son cil noué à ma langue maternelle

Moi mèche rebelle de ses larmes

Moi tresses de sa rébellion

de

toi / ô reine olive

toi première moitié d'une saison

toi soleil aux rondeurs aiguisées

mauvais augure des Gémeaux

éventail fait de couteaux à ta main droite

ton coeur plein de coureurs de fond

cendre de la foudre allonge sa foulée

point par point

ce crime je l'ai pressenti

le vendredi de tes nobles prières

toi qui égorges la lune

éloigne-toi de mon sang

toi quand les nuits m'enterrent illuminé

rapproche-toi

de la face cachée de tes victimes

toi portes imaginaires de l'inaccessible

toi l'ouverture au pied du mur

le temps ferme son bec

s'en va étouffé

JE se lève à l'aide du lutteur que j'ai battu

délices et délires de ma première nuit

ma toute première d'amour et de guerre

sommeil nègre de l'Andalousie

cornes sont mes poings

doigts dorés puis noirs

puis dorés puis noirs-rouges

la céramique des voyants

se dessine glorieuse épopée

sur les couches du pain

immense couleur

se mesure

au faîte de la douleur

sur les feuilles bigarrées de l'inconscience

elle écrit un mot de sa beauté

le mot qui va trahir ma conscience

cherchez-le dans votre pain quotidien

au coeur battant de la mêlée

on nous jette un tambour

l'alliance me relâche de son doigt

mariage des crânes

danse du ventre creux

sans que s'interpose l'oracle des nuits

les jours placés au-dessus de la lune

font danser le ventre des siècles

neuf mois d'exil précoce

un moi chez lion-de-la-faim

on brise les cornes de l'amant-taureau

arrive le jour

on creuse tombe et ventre

amertume à la tombée du jour

le mendiant ne sait plus dire bonjour

il imite la forme du dinar

et le fond de ses poches

connais-tu le nom de celui

dont le corps se mue en Métamorphose

lorsque son nom est appelé d'ici

je

je ne sais d'où

quand même je suis revenu

peut-être de ce pays que tu n'as connu

qu'à travers mes télescopes hors d'usage

et je te prononce mon nom

plein jusqu'au cou

ah celle-là… n'est pas en or

mais elle s'appelle la chaîne

dans le dédain des purs soliloques

y a moi

encore moi

droit comme ton bâton

courbé pire qu'un vieil esclave

crois-moi

j'ai enfin appris ma contreleçon

se donner la peine d'écrire à un poète

que j'ai lu entre les syllabes du vin

c'est un peu se mettre en devoir d'allumer

ou d'éteindre

une vile et orgueilleuse bougie en plein incendie

aurore de mai

on pèse le sang d'un taureau égorgé

et celui du tatoueur assassiné

les laisser partager royalement la viande?

laissez-moi le signe et une pierre.

tout en quittant la fin de leur soif

les meilleurs jours refont surface

pour accompagner la cigale en guise de flûte

le poète et le vent se taisent en automne

l'été est déjà rêvé

leur printemps n'est plus jamais à revoir

crépuscule du poète

étranglez-moi pour lui souffler

son mot!

j'ai encore appris à me faire mille ailes

au bas du non-écrit :

contemple terre de l'oiseau

ciel du chasseur!

ajoute à tes prières les poids

d'une balle à taille de plume

d'une plume éventant le canon!

j'ouvre la bouche pour dire Maya

mais quelqu'un ouvre les guillemets :

"non-écrit près de toi

écrit vers toi

cible doublement ratée

vers toi je viendrai près de l'écrit

et au monde près de toi"

les étoiles se regardent timidement…

les nuits du poète ressemblent

aux fenêtres qu'ouvre Maya renversée par le vent

c'est trop tard de marcher

dit tel

la tête derrière les épaules :

le vent cerne mal les horizons

l'horizon est le bien même du poète

vingt ans impossible vingt ans

tenir tranquillement la fleur

le poète est sa deuxième main

sa première fleur

Que sais-tu

de mes reconversions immédiates

depuis le temps que je suis devenu orphelin

que la parole m'est devenue l'Immédiat?

(à suivre)

Pour commander les ouvrages, il faut passer un mail à marsa@free.fr



ISSN : 1270-9131